Immigration.ca - Canada Immigration News - Apr 2007
Au lendemain des élections, plusieurs étaient déçus du résultat des élections. Finalement, certains ont gardé cet air dépité au moment de la nomination des ministres par Monsieur Jean Charest. En effet, plusieurs avaient la mine basse au lendemain des élections compte tenu que nous ferons face à un gouvernement minoritaire. Plusieurs se plaignaient du fait qu’il n’y aurait aucun changement compte tenu que les autres parties s’opposeraient toujours au Parti Libéral. Pourtant quelques jours après les élections, des changements se font déjà voir.
En effet, nous avons compris que d’importants changements s’amorçaient lors de la nomination des ministres. Tout d’abord, le Conseil des ministres n’aura jamais été aussi restreint. Effectivement, pour la première fois dans l’histoire, depuis la Révolution tranquille, nous faisons face à un chiffre aussi bas que 18. Plusieurs libéraux étaient déçus. Suite à la cérémonie de prestation de serment, les oubliés tout comme plusieurs choisis étaient insatisfaits. Pourtant, jamais autant de femmes n’auront fait partie du Conseil des ministres. On atteint même la parité hommes-femmes, une autre première et quoi être fiers. Pourtant, nombreux sont les mécontents.
L'assistance était bien particulière au Salon rouge de l'Assemblée nationale lors de la première cérémonie de prestation de serment. En fait, nombreux étaient les élus libéraux qui ont boudé la cérémonie de prestation de serment du nouveau Conseil des ministres de Jean Charest. Fatima Houda-Pepin, Roch Cholette, Russel Copeman, François Ouimet brillaient de leur absence. Sans parler des députés écartés par Monsieur Charest tel que Geoffrey Kelley, ministre fort populaire parmi les siens, et Lise Thériault, une femme de Montréal qu'il pressait de remplacer par une femme de Montréal, Yolande James.
Toutefois, nous ne pouvons tout enlever au premier ministre du Québec. Monsieur Jean Charest a fait preuve de beaucoup d’audace en nommant Yolande James, une jeune femme. En effet, Monsieur Charest a dû mettre de côté plusieurs gens ayant de bonne candidature et beaucoup d’influence étant donné le cabinet restreint auquel il fait face. Madame Yolande James est donc la première femme noire au cabinet.
Pourtant, malgré cette audace, les gens protestent. On reproche à Madame James de ne pas avoir suffisamment d’expérience. De son côté, The Gazette reproche à la jeune femme de ne pas avoir refusé cette nomination, qui a fait d’elle « l’instrument avec lequel Jean Charest a asséné une gifle méprisante aux anglophones et aux allophones qui l’ont maintenu au pouvoir le mois dernier ». D’ailleurs, plusieurs croient que les départs forcés de Monsieur Kelley et Monsieur Bergman vont soulever un vent de colère dans la communauté anglophone. On a dit de Madame James qu’elle est intelligente et bien dévouée, mais qu’elle n'a pas du tout l'ascendant d'un Kelley chez les anglophones du PLQ où son père, Fred, milite depuis la nuit des temps. The Gazette a aussi parlé d’une « insulte aux anglos » : « Monsieur Charest donne une claque méprisante aux anglophones et aux allophones qui l’ont gardé au pouvoir lors des élections du mois dernier. » Considérant l’appui indéfectible des anglophones aux libéraux, on comprend la déception de cette communauté. D’autant que dans un cabinet de 18 membres, son poids démographique (sans compter son rôle historique) devrait lui valoir deux représentants.
Habituellement, lorsque les libéraux sont au pouvoir, les Québécois de langue anglaise comptent généralement trois ou quatre représentants au sein du gouvernement. Cette fois-ci, il n’y en a qu’un : la jeune ministre de l’Immigration et des Communautés culturelles, Yolande James. La députée de Nelligan devient la première personne noire à accéder au Conseil des ministres. Âgée de 29 ans, elle est également la plus jeune membre de ce cabinet. Espérons que cette dernière saura faire face aux nombreux défis qui l’attendent avec brio.