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L’immigration : Un portrait du Québec ancien et actuel


Immigration.ca - Canada Immigration News - Jan 2007

Bien avant qu’il ne se dote d’une politique d’immigration, le Québec a été façonné par les migrations. Suite à la création du premier établissement permanent européen fondé par Champlain en 1603, les migrants initiaux ont été les colons français qui s’installèrent sur les rives du fleuve Saint-Laurent et ce, entre 1608 et 1763. En effet, des milliers d’entre eux se sont établis sur un territoire occupé par les Premières Nations. À partir de la fin du 18e siècle, des colons anglais et écossais, des Allemands, des Irlandais, des Polonais, des Ukrainiens, des Hongrois, des Italiens, des Portugais, des Grecs, des Haïtiens, des Chiliens, des Vietnamiens et bien d’autres sont venus s’établir sur le territoire québécois. Aujourd’hui, 9,9 % de la population québécoise est née à l’étranger. Ce nombre est très semblable à celui que l’on retrouve aux Etats-Unis puisque 9.3% de la population américaine est née à l’étranger. Cependant, le taux d’immigration est beaucoup moins important au Québec que dans le reste du Canada puisque la proportion pour l’ensemble du Canada est de 18,4 %. Les immigrants du Québec d’aujourd’hui sont natifs de différents continents et pratiquent diverses religions. Cependant, on peut noter sur le plan religieux que les Québécois sont surtout chrétiens. En effet, 83.2% sont catholiques et 4.7% sont protestants. Malgré ce pourcentage élevé, un nombre important de fidèles de religion différentes se retrouve au Québec. En 2001, l’islam est devenu la principale religion non chrétienne avec 108 620 fidèles (1,5 %), suivie du judaïsme avec 89 915 fidèles (1,3 %) et du bouddhisme avec 41 380 personnes (0,6 %). Au sein de la fédération canadienne, l’immigration est un champ de compétence partagé entre le gouvernement central et les provinces bien que les provinces ont été traditionnellement peu actives sur ce plan. Toutefois, à partir des années 60, à l’époque où il accomplit sa Révolution tranquille, le Québec a compris l’importance de l’immigration au sein de la nation. Le Québec a compris qu’il devait maîtriser ce facteur de développement démographique, linguistique, social, économique et culturel. De là l’importance des énoncés politiques concernant la sphère de l’immigration. Un facteur a contribué, plus que tout autre, à la prise de conscience collective que le Québec devait agir en matière d’immigration et d’intégration. Ce facteur fut la situation du français et, plus particulièrement, la question de la perpétuité d’une société francophone en Amérique du Nord. D’ailleurs, l’immigration a malheureusement constitué, jusqu’à récemment, un puissant appareil de « minorisation » de la francophonie canadienne. En effet, au Québec, particulièrement dans l’Île de Montréal, la perspective que le groupe francophone devienne minoritaire apparaissait plausible dès la fin des années 60. L’éventualité de ce retournement linguistique joua donc un rôle important dans la conception et l’adoption des diverses législations linguistiques. Suite à cette conjoncture, les autorités ont choisi de rendre l’admission à l’école française la norme pour tous les enfants québécois, natifs ou immigrés, à l’exception de ceux appartenant à la minorité anglophone. En élargissant sa capacité d’intervenir sur l’immigration, le Québec s’est fixé comme priorité essentielle de faire en sorte que les nouveaux arrivants s’établissant sur son territoire s’intègrent à la société francophone afin que le français soit toujours parlé dans quelques années. Bien que le français soit principalement parlé dans la province du Québec, il est parlé dans d'autres provinces telles que le Nouveau-Brunswick, l’Ontario. Reste que le Québec est la seule province pour laquelle le français est la langue officielle.

Sources :
Jacques Robert http://fr.wikipedia.org/wiki/Canada

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Le Centre de Ressources d’immigration et de citoyenneté canadienne.