Immigration.ca - Canada Immigration News - May 2007
Certaines entreprises arrivent à surmonter leurs difficultés par différents moyens, les uns plus innovateurs que les autres. Ces initiatives sont parfois fort rentables. Certaines mêmes ont l’avantage d’être profitables à plusieurs individus. Ainsi, les deux parties se retrouvent dans une situation qui avantage des groupes ayant des intérêts distincts ou semblables. Dans le monde du travail, il arrive que les deux parties soient un employeur et un employé qui s’associent pour travailler dans un but commun. Dans certaines situations de travail, les groupes sont formés de gens très différents. Malgré ces importantes distinctions, les membres du groupe arrivent à accomplir de grandes réalisations. Ces distinctions peuvent être variées, mais dans ce cas-ci, elle repose sur des différences culturelles. Toutefois, on doit remarquer que les différences culturelles séparant deux groupes sont parfois estompées par une simple initiative d’un individu. La compagnie René Matériaux Composites a su adopter une initiative et ainsi faire la différence.
Cette compagnie est située à Saint-Éphrem et à Sainte-Clothilde, soit sur les limites de la Beauce et de l’Amiante, dans Chaudière-Appalaches. Elle a su faire la différence en résolvant ses problèmes de pénurie de main d’œuvre et de production par l’établissement d’un programme d’apprentissage du français pour ses travailleurs arrivants. Cette réalisation a d’ailleurs permis à la compagnie de remporter trois grands prix Mérites 2007 du ministère de l’Immigration et des Communautés culturelles pour la francisation des immigrants.
Tel qu’énoncé dans l’article de Marc St-Pierre paru dans Le Soleil, l’idée de recourir à des immigrants pour combler le manque de main d’oeuvre résulterait de la coalition entre le maire de Sainte-Clothilde, Jacques Lussier, et de Eva Lopez, directrice de l’organisme Intégration communautaire des immigrants (ICI). Tel que cité dans l’article de Marc St-Pierre, «Ces Colombiens étaient déjà à pied d’œuvre à Montréal ou à Sherbrooke. Ils connaissaient des difficultés d’intégration à l’emploi. Mais ces gens étaient souvent d’origine rurale. En venant en Beauce, ils retrouvaient un peu de leurs racines, un peu de leur environnement», explique à grands traits Monsieur Fayit, directeur adjoint aux opérations de la compagnie René Matériaux Composites. La compagnie a finalement engagé un important nombre d’employés d’origine colombienne qui parlaient espagnol.
Afin de remédier aux problèmes de communication, la compagnie René Matériaux Composites a instauré un programme remarquable. Cette initiative a commencé en 2004 alors que René Composites était encore la propriété des frères René et Norbert Grenier. Monsieur Marc St-Pierre rapportait dans son article les propos suivants de Monsieur Fayit : «Notre département des ressources humaines, avec ICI et la commission scolaire Beauce-Etchemin, a élaboré un programme sur mesure», souligne-t-il, notant que des Colombiens d’origine ont aussi contribué à l’effort d’apprentissage en servant d’interprète en usine, et que l’entreprise a aménagé ses équipes de travail en fonction des cours de langue. «C’est très agréable de travailler avec ces Colombiens d’origine. L’entreprise tient à ces gens et ne les échangerait pas pour tout l’or du monde. L’entreprise est toujours prête à embaucher des travailleurs de cette qualité. Et ça nous a permis de poursuivre notre croissance. L’expérience est concluante », applaudit le directeur adjoint aux opérations. Mais il y a eu plus, «une nouvelle dimension culturelle à l’intérieur de l’usine, un enrichissement », affirme Monsieur Fayit, qui évoque du même souffle la belle intégration des «Colombiens » à la communauté québécoise. Par ailleurs, ce projet a même permis à l’école de Sainte-Clothilde de garder ses portes ouvertes grâce à l’arrivée des nouvelles familles.
Bien que René Matériaux Composites a été acquise par la géante canadienne Sigma Ventures, il y a quelques mois, Monsieur Marc St-Pierre dévoilait dans son article paru dans Le Soleil que la compagnie gardera sa couleur colombienne.
Resource :
Le Soleil, Dimanche 22 avril 2007, Actualités 21