Immigration.ca - Canada Immigration News - May 2007
Ayant un faible taux de natalité, le Québec se voit bénéficier des vagues d’immigration. En ce qui a trait à l’emploi, de nombreuses compagnies ont compris l’importance de s’assurer du bien être des immigrants dans leur groupe de travail. Certaines recrutent des gens de différentes nationalités et s’assurent qu’ils seront bien intégrés au sein du groupe malgré leurs différences culturelles. Afin d’éviter la discrimination, de nombreuses entreprises se dotent de politiques d’embauche et de maintien en emploi bien précises. C’est le cas de la compagnie Créations Foam (fabricante des sandales CROCS). En effet, cette dernière favorise l’embauche des travailleurs étrangers et ses dirigeants sont très satisfaits du travail réalisé par ces employés étrangers.
La compagnie Créations Foam a été fondée, il y a 12 ans, par Mme Marie-Claude de Billy et son conjoint M. Andrew Reddyhoff. Étant donné la popularité de leurs sandales CROCS à travers le monde, ils on dû recruter de nombreux employés. Cela représentait un défi de taille puisqu’il devait trouver 400 nouveaux employés en l’espace de 15 mois et ce, dans une région où le taux de chômage s’apparente à 5 %. Afin d’offrir quelques conseils sur l’embauche des immigrants, suite à son succès, Mme Marie-Claude de Billy a participé à un séminaire organisé par la Chaire Stephen Jarislowsky de l’Université Laval à la fin du mois d’avril. L’objet de ce séminaire était d’informer des gens d’affaires sur le recrutement et l’intégration des travailleurs étrangers. La vice-présidente de Créations Foam était très bien placée pour discuter de ce sujet puisque Créations Foam a engagé plus de 280 employés étrangers.
Lors d’une entrevue avec la journaliste Lise Fournier, du journal Le Soleil, la vice-présidente de Créations Foam n’a eu que de bons mots pour les travailleurs qui ne sont pas nés sur le sol canadien. « Les travailleurs étrangers ne sont pas une contrainte dans les entreprises québécoises, au contraire, ils sont une plus-value, affirme Marie-Claude de Billy, vice-présidente de Créations Foam. Ils intègrent leur façon de faire à notre culture et c’est très productif. »
Plusieurs se sont questionnés quant au processus d’embauche de cette compagnie qui remporte d’aussi grands succès. Marie-Claude de Billy, vice-présidente de Créations Foam avait plusieurs mots à dire à ce sujet lors de son entrevue avec Lise Fournier. « Chez nous c’est multiculturel, multiethnique, n’hésite pas à dire Mme de Billy. Et l’intégration de nos employés débute dès l’arrivée à l’usine parce qu’on a un tableau d’honneur sur lequel apparaissent les drapeaux respectifs de leur pays. Un geste simple, dit-elle, mais qui contribue à leur dire qu’ils sont les bienvenus.» Selon Mme de Billy, la démarche d’intégration
des travailleurs immigrants commence aussi avec l’entrevue. « Il faut s’intéresser à leur histoire, les laisser se raconter parce que beaucoup d’entre eux ont dû quitter leur pays à cause de la guerre et de conflits. Et la plupart sont heureux d’en parler », dit-elle.
Malgré les nombreux postes à combler, Créations Foam n’a pas mené de campagne à l’étranger. Toujours selon les propos rapportés par Mme Lise Fournier, dans le journal Le Soleil, Mme de Billy a mentionné qu’elle adoptait des comportements spécifiques. «On savait qu’il y avait des immigrants à Québec, affirme Mme de Billy. On s’est tout simplement intéressé à eux. Par la suite, le bouche à oreille a fait le reste.» D’après elle, la bonne réputation d’une entreprise contribue aussi à attirer des candidats. Mme de Billy croit qu’il faut adopter une politique de chances égales pour tous si l’on veut conserver l’harmonie dans l’entreprise. « Notre philosophie, c’est de mettre la bonne personne au bon endroit sans distinction de race, de sexe ou de religion. Tous nos travailleurs peuvent rêver d’un plan de carrière », dit-elle, et obtenir des promotions au sein de la compagnie. D’ailleurs, Créations Foam a créé un programme de retour aux études. « Si quelques-uns veulent aller au cégep ou à l’université. On leur fournit une aide financière et un horaire allégé. Et s’ils ont besoin d’argent pour aider leur famille ou rencontrer une échéance, nous leur en prêtons. Pour nous c’est peu, mais pour eux, ça peut changer le cours de leur vie.»
Considérant les bons résultats qu’elle connaît, il est tout à l’avantage de la compagnie Créations Foam de maintenir en place les conditions de travail qui incitent les travailleurs étrangers à rester à l’emploi. Marie-Claude de Billy a bien compris le défi qu’elle devait affronter. Mme Lise Fournier mentionnait dans son article que la vice-présidente de Créations Foam s’est donnée l’objectif de développer au cours de l’année des activités culturelles avec les diverses communautés de son entreprise. Elle a affirmé qu’il est très important d’apporter à ces gens venus d’ailleurs, quelque chose d’autre qu’un travail, d’être respectueux de leur passé et de leur avenir. Souhaitons que cette compagnie ne connaisse que de plus importants succès.
RÉFÉRENCE :
Le Soleil, mardi 24 avril 2007