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Une nouvelle Fondation veut faciliter la reconnaissance des compétences des immigrants


Immigration.ca - Canada Immigration News - Sept 2006

De nombreuses études du Conseil des communautés culturelles et de l’Immigration du Québec ont souvent conclu à l’existence d’une discrimination à l'embauche à l'égard des nouveaux immigrants et des personnes des minorités visibles. Une partie de cette discrimination peut être associée à des facteurs tels la sous-qualification, l'analphabétisme ou la méconnaissance du français. Parfois, cette discrimination n’est tout simplement pas explicable. Dans d’autres cas, les acquis des immigrants ne sont pas reconnus au Québec. Il est donc difficile pour des immigrants spécialisés de se trouver un emploi dans leur champ d’expertise. Afin d’accélérer les équivalences de diplôme et forcer les gouvernements à s’attaquer au problème du sous-emploi au sein des communautés culturelles, des immigrants «qualifiés » québécois se sont associés. Ils ont créé, en août 2006, la Fondation pour l’intégration professionnelle et politique des immigrants (FIPPIC). Cette Fondation offrira une tribune qui permettra aux intéressés de poser des actions afin de venir en aide à des milliers de nouveaux arrivants recrutés sur la base de leur diplôme et qui ont de la difficulté à trouver du travail dans leur domaine. Selon le fondateur de la FIPPIC, le problème est significatif. Willy Louis, le fondateur de la FIPPIC, a mentionné : «Je ne peux pas donner de chiffres précis, mais je dirais qu’il y a plus de 90 % des nouveaux arrivants qui ne trouvent pas de travail dans leur domaine de compétence. Ceux qui y parviennent ont de la chance... ou beaucoup de contacts personnels». Afin de venir en aide à ces immigrants «qualifiés», l’organisme veut la mise en place d’un mécanisme efficace de reconnaissance et d’attribution des titres aux professionnels qui sont formés à l’étranger. Il veut aussi qu’un conseil permanent de suivi et d’évaluation se crée afin d’assurer l’application du quota d’embauche en faveur des minorités visibles. Toujours selon M. Louis, à peine 2 % des emplois de la fonction publique sont occupés par des immigrants par rapport à l’objectif de 10 % établi il y a dix ans. M. Louis croit que la Fondation facilitera le dialogue avec les autorités fédérales et provinciales concernées. Il veut aussi communiquer avec les ordres professionnels et les associations patronales. Ils espèrent sensibiliser toutes ces organisations au problème. Finalement, il désire mobiliser les immigrants au niveau politique. L’évolution de cette Fondation et ses actions seront donc à surveiller. Peut être pourront-ils faciliter l’embauche de certains immigrants et ainsi réaliser un de leurs nombreux objectifs. Peut être pourront-ils faciliter l’accession aux nouveaux arrivants à un emploi qui correspond à leur champ de compétence.

Le Devoir, lundi 28 août 2006

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